17 mars 2009

Entre sphères privée et publique

Parce que l'humanité est composée d'hommes et de femmes, dans les grandes lignes, la pyramide de ses besoins est similaire à celle de ses individus. Ainsi, pour rappel, qu'elle que soit la théorie référencée, nous avons des besoins primaires, essentiels à notre vie, voire notre survie. Attardons-nous ici sur ces besoins essentiels et ignorons les « secondaires » et suivants. Et pour satisfaire ces besoins, voyons comment se répartissent les contributions entre le secteur public et le secteur privé.

On peut classer différemment les besoins humains entre Maslow et Épicure, entre l'Occident et l'Orient, le Nord et le Sud, etc… Et ces classifications ne sont pas figées. Tout y est lié, interdépendant. Mais tout le monde s'accordera pour dire que nous avons en premier lieu le besoin de subsister. Qu'il nous faut d'abord nous alimenter et nous reposer; puis être en sécurité (avoir un toit, une bonne santé, un enseignement, etc…).

Évidemment, pour la gestion de la société s'ajoutent des besoins liés à son organisation; essentiellement les moyens de communications (au sens le plus large) et avec ceux-ci la gestion des infrastructures qui les véhiculent.

Maintenant que l'essentiel a été énoncé,…
Qui y contribue ? Dans quelle proportion ? Et qui en tire les bénéfices ? Le public contribue alors que le secteur privé profite : la réponse est « évidente » ou intuitive dans l'esprit de beaucoup mais démontrons-la…


L'erreur des systèmes économiques et sociaux « mis » en place est leur manichéisme. Chacun a montré ses limites par une application à l'excès : le communisme se voulait le Tout à l'État, le capitalisme (poussé à l'excès par le libéralisme) se veut encore aujourd'hui (mars 2009) le Tout au marché (mot pudique pour camoufler l'égoïsme des individus).

Entre ces deux extrêmes, il y a place pour de la mesure, de la nuance. Quelle part laisser à l'État ? Quelle part laisser à l'individu ? Nous pourrions partir pour cela de l'essentiel vers le futile. Tout individu a droit à l'essentiel et peut améliorer son quotidien. Cette hiérarchie doit être respectée et il est du rôle de l'État d'y veiller. Un intérêt privé ne peut jamais supplanter un besoin essentiel de la société ! Il y va de notre survie.

Mais évidemment, tout est subjectif. Qu'est-ce que l'essentiel ? Ce n'est pas quelque chose de figé car l'essentiel dans les pays riches n'a strictement rien à voir (hélas ?) avec celui des pays pauvres, de même qu'entre les peuples de croyances différentes, etc... Aux sociétés, aux politiques, (aux religieux ?), aux personnes légitimement gouvernantes de délimiter l'essentiel jusqu'au superflu.

13 mars 2009

Économie et société

(réflexions inspirées de la lecture du Monde diplomatique, édition de décembre 2008, dossier sur l'éclatement de la bulle immobilière, pages 10 à 15)

Courte introduction

Après la crise technologique, la crise immobilière est maintenant acquise et, avec elle, la crise bancaire. Sauf à espérer un ballon d'oxygène via une meilleure gestion écologique, c'est une crise totale qui s'annonce et, pour la première (seconde ?) fois, au niveau planétaire. Pour éviter le chaos, il faut revenir à des fondements essentiels (humains et sociétaux) pour trouver/espérer des solutions durables.

Où sont les fondements ?

De manière générale, on confond les besoins essentiels (donc raisonables) avec les envies de confort, les aspirations inspirées de la comparaison (jalousies) offerte avec profusion par les media.
Historiquement, pour tempérer ces envies de confort, il y eut le communisme, les commandements religieux ou, au sortir de passe difficile comme la guerre, la solidarité. On peut dire que la société a une nécessité de garde-fous pour canaliser ses envies. Elle a besoin d'État !

L'État peut exister entre le tout à l'État (communisme) et le rien à l'État (libéralisme). Pour cela, la démocratie me semble, à moi aussi, le moins mauvais des systèmes. Mais pour que la démocratie fonctionne correctement, il faut que la séparation des pouvoirs soit réalité. Et pour cela, l'équilibre de force entre ses trois pouvoirs doit être permanent. Depuis plus de 30 ans, le pouvoir judiciaire est bien trop affaibli. Et voilà la démocratie chancelante : la faiblesse du pilier Justice a permis la corruption des deux autres !

On peut s'interroger sur le pourquoi un pilier (forcément fondamental) a pu être ainsi délaissé au point de saboter l'essence même de la séparation des pouvoirs. La réponse se trouve dans la solidarité, l'union, la cohésion, tout cet état d'esprit qui était de mise au sortir de la guerre. L'excès de confiance.

Où sont les solutions ?

À moins d'une révolution, même si on souhaite les réformer, il faut tenir compte des structures en place.
… à suivre

Il faut tenir à jour des indicateurs afin de s'assurer du bon maintien de chacun des piliers de la démocratie.
… à suivre