18 juillet 2008

Et avec les enfants ?

Nos bambins, nos chérubins, nos gamins, nos ados sont friands de la liberté qu'offre le vélo.

Cela amène des questions…

  • À partir de quand peuvent-ils rouler… sur la route ?
  • Où doivent-ils rouler… sur la route ?
  • Comment leur apprendre… la route ?

Ah "sur le chemin de la route" aurait dit Cabrel" ! Le chemin des apprentissages est long et agréable si on sait s'y prendre. De la méthode est nécessaire.

Les étapes :

  1. en dehors de la circulation (hors sujet, je ne détaillerai pas ce point)
    1. avec aide
    2. sans aide
  2. dans la circulation
    1. accompagné
      1. en file indienne, lui devant nous derrière (jamais l'inverse)
      2. nous voyons au-dessus de lui
      3. nous pouvons le guider, le conseiller
      4. nous pouvons réagir en d'hésitation de sa part. Notre puissance nous permet de rester proche ou de le rattraper rapidement et de doser la vitesse en fonction des évènements et de sa fatigue.
      5. nous pouvons analyser l'état de ses connaissances
      6. nous sommes plus visibles pour les véhicules qui viennent sur nous
      7. nous pouvons nous mettre légèrement plus au centre de la chaussée pour mieux couvrir sa trajectoire encore hésitante
      8. etc... (nous pouvons même le pousser dans les côtes ;^)
    2. en groupe, en famille
      1. situation particulière, (ré)action particulière
      2. chacun reste indépendant ! ! ! La situation de l'un n'est pas celle de l'autre : si un feu change, si un problème technique survient, chacun doit pouvoir rester maître de son roulage.
      3. en ville, nous pouvons rouler « en camion », c'est à dire à deux de front. Les plus aguerris et les plus grands se positionnent sur l'extérieur.

    3. seul
      1. d'abord sur les trottoirs (dans les limites d'âge légales… et même un petit peu plus s'il est petit ou très hésitant)
      2. à pied lors des traversées dangeureuses (grands carrefours, route mal signalisée,…)
      3. sur la chaussée pour des petits trajets déjà bien expérimentés ensemble
      4. attendre ses huit ans accomplis car avant l'enfant évalue difficilement la vitesse des autres véhicules
      5. insister sur les comportements possibles des automobilistes (râleurs, justiciers, distraits, fatigués,…)
      6. au début, éviter les jours de pluies et les sorties tardives dans la grisaille. Pour affronter ce genre de situation, il faut avoir déjà acquis une bonne expérience.
      7. rappeler fréquemment les règles, les astuces, leurs raisons et en discuter, questionner sur le bon ou mauvais déroulement du trajet
      8. toujours se remettre en question
      9. éviter les habitudes qui amènent la lassitude et la distraction, provoquer les changements qui préservent une attention optimale
      10. profiter des moments calmes pour se questionner : « Ici, que pourrait-il survenir d'imprévu ? » Par exemple : recevoir la carte de visite d'un pigeon sur mon guidon au même moment qu'une portière s'ouvre dont je voulais justement me rapprocher pour éviter un tesson de bouteille !

… à suivre !!!

Et n'oubliez pas : chacun son gilet jaune fluo sur le dos ! ! !

17 juillet 2008

de la permanence

Démocratie

Respect des choses, respect de l'acquis, respect des codes et des lois, respect des autres

Résumons par "les valeurs". ( Nos valeurs ? )

  • Les valeurs sont difficiles et longues à acquérir.
  • Les mettre en œuvre est une chose.
  • Les enseigner est une chose.

Mais les préserver est chose de tous les jours, de tous les instants, de tous les temps. Si l'on souhaite défendre ses valeurs, il est essentiel de sans cesse retourner à l'ouvrage.

Ainsi, la Révolution française avait mis en exergue les trois piliers nécessaires au fondement et au bon fonctionnement de la démocratie. Que l'un de ses piliers faiblisse et c'est la démocratie toute entière qui s'en voit affaiblie ! J'ai ici à l'esprit la Justice, parent pauvre de nos efforts depuis plusieurs décennies. C'est là le talon d'Achille qui fit chuter le communisme et, après lui, le capitalisme.

Où rouler sur la chaussée ? Et pourquoi ?


Le repère est simple : restons à gauche de la roue droite des voitures !
(donc, à minimum un mètre des voitures garées, ce qui est légalement recommandé)

C'est fort écarté des véhicules en stationnement me direz-vous.  Et bien non, il s'agit là d'une marge de sécurité !  Car il y a des situations dangereuses dont nous pouvons nous prémunir par cette action. Par exemple :

  1. La plus connue : les portières qui s'ouvrent soudain devant nous.
  2. Les voitures qui nous frôlent; ainsi, nous les obligeons à effectuer un VRAI dépassement.
  3. La chaussée est plus accidentée pour nous, les deux-roues, que pour les voitures.  Il nous faut une marge de manœuvre pour réagir sans avoir à nous méfier des véhicules qui suivent.
  4. De même, il nous faut pouvoir éviter aussi les déchets, les tessons de verre qui mettent en péril notre agréable balade.  Sur certains tronçons, les déchets de verre sont hélas fréquents, surtout après le passage des éboueurs.  Il serait certainement bon que ceux-ci soient sensibilisés à cette problématique.

Évidemment cela oblige parfois les voitures à patienter avant de nous contourner et nous dépasser.  Certains râlerons.  Les obliger à faire un dépassement dérangeant est bien peu de chose en rapport à notre sécurité, non ?

Par contre, restons fair-play, lorsque il n'y a aucun risque, rangeons-nous plus sur le côté pour laisser passer les voitures plus facilement.  Et, n'hésitons jamais à donner un signe de remerciement à ceux qui, patiemment, nous ont suivi !